🐭 Phrase Ironique Pour Se Moquer De Quelqu Un

Le18 avril 1988, Pierre Desproges est mort à l'âge de 48 ans. Pendant des mois, l'humoriste corrosif, chantre de l'absurde, s'est battu contre une maladie qui l'a emporté. Javais besoin d’expliquer ca, j’espere que je ne vous gonflerais pas trop. Je veux vous parlez de quelqu’un qui redonne de l’espoir a ceux qui l’avaient perdu Detrès nombreux exemples de phrases traduites contenant "se moquer de quelqu'un" – Dictionnaire danois-français et moteur de recherche de traductions danoises. 2 À côté de se faire moquer, tournure qui est la tournure régulière, il s'en est introduit une autre qui est complétement inconciliable avec la syntaxe ; c'est : vous vous ferez moquer de vous, il s'est fait moquer de lui, etc. De vous, de lui, etc. ne peuvent se construire : faire moquer soi de soi, ne signifie rien. Cependant il faut ajouter que cette locution, tout opposée à la semoquer de quelqu'un Übersetzung, Französisch - Englisch Wörterbuch, Siehe auch , biespiele, konjugation Übersetzung Context Rechtschreibprüfung Synonyme Konjugation Mehr Phraseironique se moquant de quelqu'un Solution est: S A R C A S M E « Précédent Tout Grille 2 Solution Suivant » Sur CodyCross. CodyCross est un célèbre jeu nouvellement publié développé par Fanatee. Il a beaucoup de mots croisés divisés en différents mondes et groupes. Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 grille chacun. Certains des mondes sont: planète Terre, 10phrases pour encourager quelqu'un 10 phrases pour encourager et vaincre la peur de l'échec. Encourager quelqu'un que vous appréciez pour qu'il commence à se sentir mieux o simplement parce-qu'il en a besoin. Ces 10 phrases sélectionnées vous aideront à trouver les mots justes pour redonner confiance à un être cher. Les mots d'encouragement ne sont jamais en trop, loin de Vousl’aurez compris, le mot sert alors pour se moquer (avec légèreté ou sarcasme) des comportements de celui jugé prétentieux, fier. Jamais je Lironie est l'utilisation de mots ou de phrases pour exprimer le contraire de ce que vous entendez vraiment, ou d'exprimer une incongruité entre ce que quelqu'un attend et ce qui se passe réellement. Un exemple simple de l'ironie serait, "Il est assez aimable pour voler les pauvres pour nourrir ses poches." L'utilisation de "gentillesse" transforme ceci en une déclaration ironique. L o8JIX. Accueil •Ajouter une définition •Dictionnaire •CODYCROSS •Contact •Anagramme Sa pointe fait mouche — Solutions pour Mots fléchés et mots croisés Recherche - Solution Recherche - Définition © 2018-2019 Politique des cookies. Voici toutes les solution Phrase ironique se moquant de quelqu'un. CodyCross est un jeu addictif développé par Fanatee. Êtes-vous à la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application de cerveau logique passionnante? Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 puzzles chacun. Certains des mondes sont la planète Terre, sous la mer, les inventions, les saisons, le cirque, les transports et les arts culinaires. Nous partageons toutes les réponses pour ce jeu ci-dessous. La dernière fonctionnalité de Codycross est que vous pouvez réellement synchroniser votre jeu et y jouer à partir d'un autre appareil. Connectez-vous simplement avec Facebook et suivez les instructions qui vous sont données par les développeurs. Cette page contient des réponses à un puzzle Phrase ironique se moquant de quelqu'un. Phrase ironique se moquant de quelqu'un La solution à ce niveau sarcasme Revenir à la liste des niveauxLoading comments...please wait... Solutions Codycross pour d'autres langues L’IRONIE chapitre 3 RAILLERIE ET ANTIPHRASE L’ironie dans la tra­di­tion rhétorique Dès l’antiquité, les rhé­to­ri­ciens ont cher­ché à clas­ser l’ironie par­mi les tropes au sens étroit du terme où la signi­fi­ca­tion d’un mot, d’une expres­sion ou d’une phrase était sup­po­sée faire loca­le­ment l’objet d’un trans­fert concep­tuel. L’ironie était ain­si défi­nie comme un trope d’opposition — dési­gné par la suite comme une anti­phrase — consis­tant à expri­mer quelque chose en signi­fiant le contraire, par pur effet de style. En attri­buant dans ce cas au verbe dire le sens de signi­fier plu­tôt que d’affir­mer, Cicé­ron sou­tient notam­ment que l’ironie dit le contraire de ce que l’on veut faire entendre et est très agréable dans un dis­cours lorsqu’elle est trai­tée sur un ton, non pas ora­toire, mais fami­lier » 1971, 84. Le plus ancien témoi­gnage d’une telle concep­tion de l’ironie se trouve dans la Rhé­to­rique à Heren­nius qui sti­pule qu’un trope tra­duit en latin par le terme de per­mu­ta­tio » peut ins­tau­rer une rela­tion d’opposition contra­rium » entre une signi­fi­ca­tion pri­maire assi­mi­lée à une forme lin­guis­tique ver­bis » et une signi­fi­ca­tion déri­vée, ou figu­rée, sous-jacente à ce que le locu­teur exprime sen­ten­tia ». Les exemples pro­po­sés sont bel et bien des exemples d’ironie[1]Le texte pré­cise encore, dans un pas­sage non tra­duit par Le Guern, que la per­mu­ta­tion serait fon­dée sur une oppo­si­tion, par exemple, si l’on trai­tait iro­ni­que­ment d’é­co­nome et de par­ci­mo­nieux un pro­digue et un dépen­sier » Rhé­to­rique à Heren­nius, 1989, 189. J’ai pré­fé­ré, lorsque cela était pos­sible, citer les excel­lentes tra­duc­tions pro­po­sées par Le Guern dans son article trai­tant de l’his­toire de la notion d’i­ro­nie dans la tra­di­tion rhé­to­rique. La per­mu­ta­tion consiste à don­ner au fond un sens dif­fé­rent de la forme [Per­mu­ta­tio est ora­tio aliud ver­bis aliud sen­ten­tia demons­trans]. Elle revêt trois aspects simi­li­tude, argu­ment, oppo­si­tion […]. Pour l’opposition, par exemple, nous appel­le­rions Énée un homme impie qui aura frap­pé son père, Hip­po­lyte un débau­ché et un adul­tère. Le Guern, 1976, 50 Cette concep­tion de l’ironie comme figure de mot implique que le mot Énée signi­fie dans ce cas, par un trans­fert de signi­fi­ca­tion, homme impie qui a frap­pé son père, que le mot Hip­po­lyte signi­fie débau­ché et adul­tère ou encore, pour prendre un exemple qui ne soit pas assor­ti d’une anto­no­mase, que les mots éco­nome et par­ci­mo­nieux signi­fient pro­digue ou dépen­sier dans l’exemple cité en note. Une telle concep­tion de l’ironie sera sans cesse refor­mu­lée dès Cicé­ron — pour qui les mots sont inver­sés quand Cras­sus, plai­dant pour Acu­léo […] contre Gra­ti­dia­nus dont l’avocat Aelius Lamia était, vous le savez, extrê­me­ment laid, dit Ecou­tons ce beau gar­çon » Le Guern, 1976, 51 — jusqu’à Dumar­sais qui pré­cise bien que les mots dont on se sert dans l’ironie ne sont pas pris dans le sens propre et lit­té­ral » 1988, 156. Dans les deux cas l’ironie est conçue comme une figure de mot consis­tant à inver­ser une signi­fi­ca­tion lit­té­rale, asso­ciée à la forme lin­guis­tique d’un énon­cé, de manière à ins­tau­rer ponc­tuel­le­ment une signi­fi­ca­tion figu­rée qui soit adap­tée à ce qui est exprimé. Après avoir pos­tu­lé que l’ironie peut être un trope au sens étroit, en contre­point à sa pre­mière défi­ni­tion illus­trée par l’exemple de Cras­sus, Cicé­ron aborde l’ironie sous un autre angle en l’assimilant non plus à une figure de mot mais à une figure de pensée C’est une chose spi­ri­tuelle encore que la dis­si­mu­la­tion, quand on dit autre chose que ce que l’on pense, non pas selon cette caté­go­rie dont j’ai déjà par­lé, où l’on dit le contraire, comme Cras­sus à Lamia, mais en s’appliquant, par une raille­rie conti­nue, dis­si­mu­lée sous un ton sérieux, à par­ler autre­ment que l’on ne pense […]. Fan­nius, dans ses Annales, dit que notre Émi­lien, le second Afri­cain, excel­lait dans ce genre et l’appelle d’un mot grec eïron [l’ironique], mais, sui­vant ceux qui connaissent l’antiquité mieux que moi, je pense que c’est Socrate qui l’a empor­té sur tous dans cette iro­nie et cette dis­si­mu­la­tion par l’agrément et par la culture. Le Guern, 1976, 51 Pour Cicé­ron l’ironie semble donc tenir, soit à une anti­phrase ponc­tuelle où sim­ple­ment les mots sont inver­sés » dans l’expression de la pen­sée, soit à une raille­rie conti­nue, dis­si­mu­lée sous un ton sérieux », consis­tant à expri­mer autre chose que ce que l’on pense », à par­ler autre­ment que l’on ne pense ». Les mots conservent alors leur signi­fi­ca­tion pour per­mettre au locu­teur de railler, de se moquer de quelqu’un, appa­rem­ment en fei­gnant de croire, de prendre à son compte une pen­sée que l’on rejette. Vers la fin du pre­mier siècle, Quin­ti­lien pro­pose une dis­tinc­tion ana­logue entre l’ironie consi­dé­rée comme trope » et l’ironie consi­dé­rée comme figure » L’ironie donc, consi­dé­rée comme figure, ne dif­fère à peu près en rien, quant au genre, de l’ironie comme trope ; car, en l’une et en l’autre, il faut tou­jours com­prendre le contraire de ce qu’on y dit. Mais si on les exa­mine de près, on n’aura pas de peine à voir que ce sont des espèces dif­fé­rentes. Pre­miè­re­ment, le trope se laisse péné­trer plus aisé­ment, et, bien qu’il pré­sente un sens et en ren­ferme un autre, ce der­nier sens est moins dégui­sé car tout le contexte est à peu près au sens propre […]. D’où il suit en second lieu que le trope est aus­si plus court. Dans la figure, au contraire, on feint tout à fait de pen­ser ce qu’on ne pense pas, mais d’une manière qui est plu­tôt appa­rente que véri­ta­ble­ment accu­sée là ce sont des mots pour d’autres mots, ici c’est un sens qu’on cache sous des mots qui en expriment maté­riel­le­ment un autre […]. La vie entière d’un homme peut n’être qu’une iro­nie conti­nuelle, comme parut l’être celle de Socrate. Aus­si l’appelait-on eïron, parce qu’il contre­fai­sait l’ignorant, et fai­sait sem­blant d’admirer les autres comme des sages. En un mot, de même qu’une méta­phore pro­lon­gée devient une allé­go­rie, de même une suc­ces­sion d’ironies qui, prises iso­lé­ment, for­me­raient autant de tropes, consti­tue la figure de l’ironie. Le Guern, 1976, 52–53 Ain­si, selon Quin­ti­lien, en tant que trope l’ironie se réduit à une simple anti­phrase, mais en tant que figure elle com­prend une autre com­po­sante, par laquelle le locu­teur feint tout à fait de pen­ser ce qu’il ne pense pas ». En tant que figure l’ironie consiste à feindre d’adhérer à ce qui est expri­mé dans le but d’une part de se moquer — Socrate contre­fait l’ignorance et l’admiration naïve afin de railler celui qu’il prend pour cible — et d’autre part de com­mu­ni­quer sa propre pen­sée par anti­phrase. L’ironie ne sau­rait alors être assi­mi­lée à une simple inver­sion de la signi­fi­ca­tion des mots et des phrases puisqu’elle consiste avant tout à se moquer de quelqu’un en fei­gnant d’adhérer et de cher­cher à faire croire à ce qui est pré­ci­sé­ment expri­mé lit­té­ra­le­ment. Non seule­ment l’ironie ne se réduit pas à une simple anti­phrase, mais cette der­nière ne consiste pas dans ce cas à inver­ser la signi­fi­ca­tion d’un mot ou d’une phrase de la langue. L’antiphrase iro­nique porte alors sur ce qui est expri­mé lit­té­ra­le­ment dans un énon­cé à l’aide de mots et de phrases dont la signi­fi­ca­tion demeure tout à fait inchangée. Cette dis­tinc­tion entre l’ironie consi­dé­rée comme trope et l’ironie consi­dé­rée comme figure est à l’origine d’une ques­tion qui prend sa source à la fois chez Cicé­ron et chez Quin­ti­lien et que l’on retrouve sous diverses formes tout au long de la tra­di­tion rhé­to­rique. Elle peut som­mai­re­ment être for­mu­lée comme suit faut-il rap­pro­cher l’ironie de la méta­phore en la consi­dé­rant comme un trope au sens étroit, comme une figure de mot » qui ne concerne pré­ci­sé­ment que la signi­fi­ca­tion des mots sans tou­cher à la pen­sée du locu­teur, ou faut-il consi­dé­rer l’ironie comme une figure de pen­sée », ana­logue à l’allégorie, où le sens des mots reste inchan­gé mais où la pen­sée expri­mée lit­té­ra­le­ment n’est pas réel­le­ment com­mu­ni­quée par le locu­teur ? Comme le relève très jus­te­ment Fin­lay, la tra­di­tion rhé­to­rique nous lègue ain­si deux concep­tions dif­fé­rentes de l’ironie, qu’il est néces­saire de conti­nuer à dissocier We the­re­fore have divergent ten­den­cies within the rhe­to­ri­cal tra­di­tion which must be sor­ted out before we can derive any rhe­to­ri­cal or new- rhe­to­ri­cal theo­ries and defi­ni­tions of iro­ny. For the for­mer, the use of rhe­to­ri­cal iro­ny would be concei­ved as a gram­mar of laws, figures or tropes making up a fixed syn­tac­tic and seman­tic struc­tures […]. While for the lat­ter an unders­tan­ding of the prag­ma­tic aspects of iro­ny would lead to a concep­tion of iro­ny as a dis­cur­sive act, invo­king contex­tual posi­tio­ning and com­mu­ni­ca­tio­nal com­pe­ten­cies. 1988, 12 A l’aube du XVIIème siècle, le Hol­lan­dais Vos­sius asso­cie ces deux concep­tions anta­go­nistes de l’ironie aux approches oppo­sées de ceux qu’il appelle les rhé­to­ri­ciens » et les écrivains » Les rhé­to­ri­ciens semblent uti­li­ser ce terme autre­ment que les écri­vains. Pour ces der­niers en effet, l’ironie c’est la dis­si­mu­la­tion [dis­si­mu­la­tio], l’art de déro­ber sa pen­sée [dis­si­mu­lan­tia]. Cicé­ron, en effet, tra­duit le terme grec d’eïro­neïa par ces deux termes, il nous atteste éga­le­ment que si Socrate a été sur­nom­mé eïron, c’est parce que, dans l’art de déro­ber sa pen­sée, il sur­pas­sait de loin tous ses contem­po­rains en esprit et en culture. […] Mais pour les rhé­to­ri­ciens, il y a iro­nie quand, au tra­vers de ce que nous disons, nous signi­fions le contraire. 1978, 498 Selon Vos­sius, les rhé­to­ri­ciens » défendent une concep­tion de l’ironie comme figure de mot alors que les écri­vains » la conçoivent comme l’art de déro­ber sa pen­sée der­rière ce qu’on exprime », c’est-à- dire, selon Cicé­ron notam­ment, à par­ler autre­ment que l’on ne pense », à expri­mer une pen­sée que l’on ne prend pas réel­le­ment à son compte[2]Ce sera éga­le­ment, beau­coup plus proche de nous, l’ap­proche des roman­tiques alle­mands, dont Frie­drich Schle­gel, qui conçoivent l’i­ro­nie comme le prin­cipe même de la lit­té­ra­ture, puis­qu’elle per­met à l’au­teur de se déta­cher, de s’é­le­ver au-des­sus de ce qui, dans l’oeuvre, est for­cé­ment condi­tion­né par la néces­si­té de lais­ser libre cours à l’en­thou­siasme et à l’i­ma­gi­na­tion du nar­ra­teur ou du héros.. La notion de trope au sens étroit, appli­quée à un trans­fert concep­tuel, ayant été exclue d’entrée de jeu de nos consi­dé­ra­tions, c’est à une concep­tion de l’ironie comme figure de pen­sée — telle que la conçoivent, selon Vos­sius les écri­vains » de la tra­di­tion rhé­to­rique — que nous allons nous réfé­rer dans cette étude. C’est à une figure de pen­sée et non de mot que nous allons assi­mi­ler l’ironie. La concep­tion de ceux que Vos­sius appelle rhé­to­ri­ciens » ne per­met en effet de décrire, ni le pro­cé­dé de l’ironie dans toute sa com­plexi­té qui consiste notam­ment à mettre en jeu une forme de raille­rie, ni le pro­cé­dé de l’antiphrase en par­ti­cu­lier[3]Une telle concep­tion ne convient qu’à cer­taines iro­nies com­plè­te­ment lexi­ca­li­sées comme c’est du joli, excu­sez-moi du peu, mais en aucun cas à l’i­ro­nie vive ou vivante au sens de Ricoeur, 1975, où les mots conservent leur signi­fi­ca­tion.. Ain­si chez Dumar­sais, par exemple, l’ironie ne consiste nul­le­ment à expri­mer une pen­sée que l’on juge erro­née, de manière à la fois à se moquer de quelqu’un et à com­mu­ni­quer indi­rec­te­ment une pen­sée contraire. Elle consiste à expri­mer la pen­sée du locu­teur en inver­sant sim­ple­ment la signi­fi­ca­tion de cer­tains mots employés iro­ni­que­ment. Non seule­ment l’ironie est ain­si pure­ment et sim­ple­ment anti­phrase mais cette anti­phrase n’a pas pour objet une pen­sée, de forme pro­po­si­tion­nelle, cor­res­pon­dant à ce qui est expri­mé dans l’énoncé. L’antiphrase porte alors sur une forme concep­tuelle asso­ciée à un mot ou à un groupe de mots à l’intérieur d’une phrase L’ironie est une figure par laquelle on veut faire entendre le contraire de ce que l’on dit ain­si les mots dont on se sert dans l’ironie, ne sont pas pris dans le sens propre et lit­té­ral. Boi­leau, qui n’a pas ren­du à Qui­nault toute la jus­tice que le public lui a ren­due depuis, a dit par iro­nie Je le déclare donc, Qui­nault est un Vir­gile. Il vou­lait dire un mau­vais poète. 1988, 156 Il est inté­res­sant d’observer que Fon­ta­nier prend la peine, avant de sou­te­nir que l’ironie est bel et bien notam­ment une forme de raille­rie, de repro­cher à Dumar­sais sa défi­ni­tion de l’ironie comme anti­phrase — défi­ni­tion non seule­ment incom­plète mais sur­tout qui exclut, dans sa for­mu­la­tion même, toute espèce d’amendement Cette défi­ni­tion ne pré­sente-t- elle pas une sorte de ren­ver­se­ment d’ordre dans les idées ? Ne semble-t- elle pas sup­po­ser que le contraire de ce qu’on dit doit être enten­du avant qu’on le dise, ou, ce qui revient au même, qu’on veut faire entendre presque avant que de dire ? Par consé­quent, ne semble-t-elle pas sup­po­ser que l’effet de la figure pré­cède la figure ? Il eût été, si je ne me trompe, plus natu­rel et plus exact de dire que l’ironie est une figure par laquelle on dit le contraire de ce qu’on veut faire entendre. C’est la défi­ni­tion que donne l’Académie, et on la retrouve dans presque toutes les rhé­to­riques. Cepen­dant je crois que cette défi­ni­tion est encore incom­plète, […] il me semble que ce qui fait le carac­tère par­ti­cu­lier de l’ironie, c’est tou­jours une sorte de raille­rie ou plai­sante ou amère, et qu’ainsi on don­ne­rait une idée un peu plus exacte de cette figure, si on disait qu’elle consiste à dire, par manière de raille­rie, tout le contraire de ce qu’on pense ou de ce qu’on veut faire pen­ser aux autres. 1967, 199–200 Pour expli­quer en quoi consiste la raille­rie iro­nique, Fon­ta­nier juge néces­saire de pré­ci­ser qu’avant de faire entendre le contraire de ce qu’il dit, l’ironiste com­mence par expri­mer une pen­sée qu’il ne prend pas réel­le­ment à son compte. C’est à par­tir de là qu’il est à la fois en mesure de railler et de com­mu­ni­quer sa propre pen­sée par anti­phrase[4]Je rap­pelle que Fon­ta­nier conçoit l’i­ro­nie, de même que par exemple l’al­lé­go­rie et l’hy­per­bole, comme un trope impro­pre­ment dit » qui ne tient pas aux mots mais au dis­cours », et s’op­pose ain­si aux tropes pro­pre­ment dits » que sont à ses yeux la méta­phore et la méto­ny­mie.. Dans un article de L’Encyclopédie, Beau­zée s’opposait déjà fer­me­ment à Dumar­sais, à pro­pos du même exemple de Boi­leau, en insis­tant sur le fait que l’ironie n’est pas une figure de mot mais une figure de pen­sée. Ses com­men­taires à ce sujet annoncent la posi­tion qui sera défen­due dans cette étude Quin­ti­lien dis­tingue deux espèces d’ironie, l’une trope, l’autre figure de pen­sée. C’est un trope, selon lui, quand l’opposition de ce que l’on dit à ce que l’on pré­tend dire ne consiste que dans un mot ou deux. […] C’est une figure de pen­sée lorsque, d’un bout à l’autre, le dis­cours énonce pré­ci­sé­ment le contraire de ce que l’on pense. […] La dif­fé­rence que Quin­ti­lien met entre ces deux espèces est la même que celle de l’allégorie et de la méta­phore. N’y a‑t-il pas ici quelque incon­sé­quence ? […] M. du Mar­sais, plus consé­quent, n’a regar­dé l’ironie que comme un trope, par la rai­son que les mots dont on se sert dans cette figure ne sont pas pris, dit-il, dans le sens propre et lit­té­ral mais ce gram­mai­rien ne s’est-il pas mépris lui-même ? Les tropes, dit-il, sont des figures par les­quelles on fait prendre à un mot une signi­fi­ca­tion qui n’est pas pré­ci­sé­ment la signi­fi­ca­tion propre de ce mot ». Or il me semble que dans l’ironie, il est essen­tiel que chaque mot soit pris dans sa signi­fi­ca­tion propre, autre­ment l’ironie ne serait plus une iro­nie, une moque­rie, une plai­san­te­rie, illu­sio », comme le dit Quin­ti­lien. Par exemple, lorsque Boi­leau dit Qui­nault est un Vir­gile, il faut, 1° qu’il ait pris le nom indi­vi­duel de Vir­gile dans un sens appel­la­tif pour signi­fier, par anto­no­mase, excellent poète ; 2° qu’il ait conser­vé à ce mot ce sens appel­la­tif que l’on peut regar­der en quelque sorte comme propre rela­ti­ve­ment à l’ironie. […] Ain­si le nom de Vir­gile est pris ici dans la signi­fi­ca­tion que l’antonomase lui a assi­gnée, et l’ironie n’y fait aucun chan­ge­ment. C’est la pro­po­si­tion entière, c’est la pen­sée qui ne doit pas être prise pour ce qu’elle paraît être ; en un mot, c’est dans la pen­sée qu’est la figure. 1967, 906–907 Après avoir repro­ché à Quin­ti­lien quelque incon­sé­quence » à vou­loir trai­ter l’ironie à la fois comme un trope au sens étroit et comme une figure de pen­sée, Beau­zée s’en prend alors à Dumar­sais qui, pour être plus consé­quent de n’avoir regar­dé l’ironie que comme un trope » au sens étroit, comme une figure de mot, ne se méprend pas moins gra­ve­ment puisque l’ironie doit au contraire être assi­mi­lée à une figure de pen­sée. Selon Beau­zée, si l’ironie est moque­rie », plai­san­te­rie », c’est en ver­tu de la prise en charge simu­lée — et cepen­dant bel et bien reven­di­quée — de ce qui cor­res­pond à une pen­sée expri­mée lit­té­ra­le­ment et c’est par consé­quent sur cette pen­sée que va por­ter l’antiphrase. Dans cette pers­pec­tive, d’une part l’ironie ne se réduit pas à une simple anti­phrase puisqu’elle consiste éga­le­ment à railler celui qu’elle prend pour cible, et d’autre part cette anti­phrase n’est pas conçue comme un pro­cé­dé tou­chant à la signi­fi­ca­tion d’un mot ou d’une phrase. Beau­zée sou­ligne très expli­ci­te­ment que l’antiphrase iro­nique ne consiste aucu­ne­ment à inver­ser le sens des mots. L’ironie ne pro­cède en rien, selon Beau­zée, d’une figure de mot consis­tant à employer un mot ou un groupe de mots pour un autre, avec une autre signi­fi­ca­tion, mais d’une figure de pen­sée consis­tant à pré­tendre dire une chose et à vou­loir en dire une autre.

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