🌜 Lettre De Guy Moquet À Ses Parents
Lalettre du jeune Résistant communiste Guy Môquet, écrite à ses parents à la veille d'être exécuté, devait être lue, hier, aux lycéens. On s'en doutait, cette demande personnelle du
Lundi22 octobre a été lue dans l’amphithéâtre du lycée d’Agde par le proviseur, comme dans tous les lycées de France, la lettre écrite par Guy Môquet à ses parents à la veille de
Patrimoine- Hommage à Guy Cavagnac - "Tours 1959" et "Le Soldat Laforêt" Séance Cinéma itinérant. "Tours 1959" - Guy Cavagnac 1959 / 26mn Ancien élève de l’IDHEC, dans le cadre de son cursus, Guy Cavagnac a réalisé un reportage sur le festival du court métrage de Tours en 1959. "Le Soldat Laforêt" - Guy Cavagnac 1970 / 1h37 Aveyron 1940, c’est la débâcle de
GuyMôquet. Guy Môquet, né le 26 avril 1924 à Paris, mort le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure), est un militant communiste, célèbre pour avoir été le plus jeune des quarante-huit otages fusillés le 22 octobre 1941 à Châteaubriant, Nantes et Paris en représailles après la mort de Karl Hotz. Son nom, plus
Enguise de représailles, deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la carrière de la Sablière à Châteaubriant. Les 27 otages refusent qu’on leur bande les yeux et crient avant de mourir « Vive la France ». Jusqu’au bout, Guy Môcquet, tué à 16 heures, résiste. Il laisse une lettre poignante à ses parents qui deviendra
LESFUSILLES DE CHÂTEAU BRIANT Châteaubriant, le 22 Octobre 41 Ma petite Maman chérie, Mon tout petit frère adoré, Mon petit papa aimé . CONGO KINSHASA ONLINE: Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer. CONGO KINSHASA ONLINE. actualité politique congolaise en RDC -59% Le
Onse doutait qu'en faisant de la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents une démonstration officielle dont il serait le héraut, faute d'être de la lignée du héros
GuyMôquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00. Avant de mourir, il écrit une lettre à ses parents.-----Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui
Liront liront pas ? Ce lundi, à la demande de l'Elysée, les enseignants de lycée devraient lire devant leurs élèves la lettre que Guy Môquet, jeune résistant fusillé par les nazis le 22
FDLb1X. Son nom est revenu sur le devant de la scène en mai 2007. A la demande de Nicolas Sarkozy, à peine élu président de la République, la lettre d'adieu à ses parents, écrite par le jeune résistant Guy Môquet avant sa mort, devait être lue à tous les lycéens. Cette décision suscita une controverse parmi les enseignants et dans toute la France. Selon le ministère de l'éducation nationale, la "lettre" a été lue "dans 95 % des établissements"... Le téléfilm Guy Môquet, un amour fusillé, rend une autre forme d'hommage au jeune militant communiste fusillé à 17 ans par les Allemands, le 22 octobre 1941. C'était il y a soixante-sept ans. Sa vie fut trop courte pour tenter une biographie. Alors, c'est aux derniers jours de son existence, dans le camp de prisonniers de Choisel, à Châteaubriant, en Loire-Inférieure, que le réalisateur Philippe Bérenger, qui fut assistant de Milos Forman et de Bertrand Tavernier, a choisi de s'intéresser. Les dernières heures de Guy Môquet, mais aussi de ses compagnons d'infortune, qui seront fusillés avec lui, notamment Jean-Pierre Timbaud, dirigeant CGT, et le député Charles Michels. Rappel des faits le 20 octobre 1941, un officier allemand, Karl Hotz, est abattu à Nantes par trois jeunes résistants. En représailles, le commandement allemand exige que 48 otages soient fusillés. Guy Môquet sera l'un d'eux, alors que depuis plus de dix mois il attendait d'être relaxé conformément à la décision de mise en liberté surveillée de la 15e chambre correctionnelle de Paris. Au-delà de l'événement historique et dramatique, Philippe Bérenger revient aussi sur la brève, intense et platonique histoire d'amour qui unit durant quelques semaines Guy Môquet à Odette Lecland, une autre prisonnière du camp, âgée de 17 ans elle aussi. Pour elle, le jeune Môquet refusera même de s'évader en compagnie d'Auguste Delaune. "L'amour s'invite là où on ne l'attend pas, en pleine guerre, résume le réalisateur. Il prouve que la résistance, au fond, consiste à continuer à vivre." TÉLÉFILM Philippe Bérenger Fr., 2008. Avec Théo Frilet, Audrey Dewilder, Patrick Catalifo. Olivier Zilbertin Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Guy Môquet est une figure centrale de l'histoire de la Résistance française. Fusillé le 22 octobre 1941 par les Allemands à Châteaubriant Loire, il avait été arrêté à Paris. Par Simon Louvet Publié le 22 Oct 21 à 1726 Guy Môquet, fusillé le 22 octobre 1941 dans la Loire, a été interpellé à Paris où il militait contre l’occupant allemand. ©IP3 PRESS/MAXPPPSi la Résistance française à l’occupant allemand devait avoir un visage, ce pourrait être celui de Guy Môquet. Arrêté à Paris, l’adolescent de 17 ans a été fusillé il y a 80 ans, le 22 octobre 1941, avec 26 autres résistants à Châteaubriant Loire-Atlantique.Défenseur de son père, député communiste déporté en AlgérieLa mort de Guy Môquet aura été, comme son engagement politique, précoce. Né dans le 18ème arrondissement, il est le fils de Prospet Môquet, cheminot et député communiste du 17ème. Voyant son père être interpellé en octobre 1939, puis déporté en Algérie, Guy se mobilise. Déjà militant au lycée Carnot où il étudiait, il a redoublé d’ avoir sollicité le gouvernement français responsable de l’arrestation de son père, Guy Môquet passe à l’opposition à l’occupant allemand. À seulement 16 ans, il colle des affiches et distribue des tracts à l’été 1940. Ces documents réclament la libération du député des Épinettes », dénoncent l’occupation ou ciblent la dictature de Laval ». Incarcéré à la prison de la Santé puis à ClairvauxGuy Môquet a été arrêté après une dénonciation le 13 octobre 1940, en gare de l’Est, par des policiers français. D’autres militants arrêtés passent aux aveux et l’accusent d’être parmi les colleurs de tracts, ce que l’adolescent nie. Jugé en janvier 1941, il est acquitté mais il sera emprisonné, après avis des Renseignements généraux, à la Santé puis à mai 1941, Guy Môquet est transféré dans un camp d’internement de Châteaubriant, avec d’autres militants communistes. Leur destin va basculer le 20 octobre 1941, avec l’assassinat du commandant des troupes d’occupation de la Loire, par un commando communiste. En représailles, les Allemands ordonnent l’exécution de 48 otages. Le choix des fusillés a été facilité par le gouvernement de Vichy, qui a fourni une liste de militants sont exécutés dans trois lieux différents cinq sont tués au Mont-Valérien, 17 à Nantes, ville de l’assassinat, et 27 à Châteaubriant parmi lesquels Jean-Pierre Timbaud. Selon ce communiste qui donne son nom à une rue du 11ème arrondissement, les otages sont allés dignement » au poteau d’exécution en chantant la Marseillaise et en scandant Vive la France » au moment des tirs du peloton allemand. Sur cette journée du 22 octobre 1941, une seule certitude concerne Guy Môquet sa lettre déchirante à ses petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, je vais mourir ! ... Certes j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur c'est que ma mort serve à quelque chose. ... 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. VIDÉO. Témoignages de survivants de Châteaubriant et de proches Vidéos en ce moment sur ActuCondamnation internationale et postérité épistolaireDès le 25 octobre, trois jours après, Guy Môquet a été fait martyr » par Charles de Gaulle, suivi par Winston Churchill et Franklin Roosevelt qui ont condamné ces la réelle postérité de la mort de Guy Môquet arrivera par la plume de Louis Aragon, poète militant au Parti communiste et sympathisant de la Résistance. Grâce aux lettres des exécutés récupérées par des militants du PCF contraints à la clandestinité, Louis Aragon écrit Le Témoin des Martyrs, publié dans des feuillets résistants dès 1942. La lettre de Guy Môquet à ses parents est mise en avant par l’écrivain, qui en fait un 1944 et 1946, Charles de Gaulle honore Guy Môquet de la médaille de la Résistance et de la Légion d’honneur. Le martyr donnera, entre autres, son nom à une station de article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu Paris dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.
1 LE CONTEXTE HISTORIQUE La Seconde guerre mondiale a commencé début septembre 1939. Le 10 mai 1940 commence l’offensive allemande dans les Ardennes ; deux mois plus tard, l’armée française s’est complètement effondrée. Le 10 juillet 1940, les parlementaires de droite et un nombre important de "gauche" "élisent" à la tête du pays le maréchal Pétain sur une orientation fasciste traditionaliste de collaboration avec le nazisme. Les élus communistes ne participent plus aux réunions de l’Assemblée nationale depuis l’interdiction de leur parti. L’armée d’Adolf Hitler occupe une grande partie de la France dont le Nord, l’Est, la Région parisienne et la façade atlantique Nantes, Bordeaux. Le 22 juin 1941, l’armée hitlérienne attaque l’URSS qui porte alors en totalité le rapport de force militaire face au fascisme. Le Parti Communiste interdit entre dans la clandestinité ; il est le seul à prendre des initiatives militaires de Résistance déraillement d’un train de soldats allemands à Nantes... Dans ces conditions, le choix fait par la droite française au pouvoir avec Pétain de tout faire pour détruire le Parti Communiste relève seulement d’une aide directe à Hitler, Franco, Mussolini et compagnie. Dans le cas de Guy Moquet, membre des Jeunesses Communistes, cela se traduit par le fait qu’il a été dénoncé pour distribution de tracts par deux policiers français. Il a été arrêté par des policiers français. Il a été interné suite à un décret de l’Etat français pris à l’encontre des communistes. Il a été gardé par des gendarmes français à Chateaubriant et il sera choisi pour être fusillé par des Français. La droite française liée à tous les milieux profiteurs du pays colonisation... sort de la période du Front Populaire où elle a vu, horrifiée, des ouvriers bénéficier de congés payés. Se retrouvant au pouvoir grâce à la victoire d’Hitler, elle est décidée à faire payer aussi les syndicalistes de la CGTU qui ont obtenu pour les salariés de nouveaux droits. Cette droite française revancharde emprisonne puis choisit pour être fusillés des syndicalistes comme Timbaud, Poulmarch, Grandel... Prosper Moquet, père de Guy, est cheminot, responsable syndical de la CGTU ; son fils va à coup sûr payer aussi pour lui. 2 Guy Moquet Prosper Moquet, député communiste du XVIIème arrondissement, est arrêté le 10 octobre 1940 et condamné à cinq ans de travaux forcés. Son fils aîné Guy, âgé de 16 ans, poursuit ses études au lycée Carnot tout en menant une activité militante avec les Jeunesses Communistes ; il est arrêté le 13 octobre 1940 au Métro Gare de l’Est par des policiers français ; conduit au commissariat il est violemment passé à tabac pour qu’il révèle les noms des amis de son père. Il est important de noter cette date du 13 octobre 1940 ; à ce moment-là l’armée allemande d’occupation se désintéresse complètement de l’arrestation de communistes ; elle ne commencera à s’y intéresser qu’à partir de juin 1941 et de l’attaque sur l’URSS. C’est donc seulement la détermination anticommuniste de la droite française qui porte la responsabilité de son arrestation. Emprisonné à Fresnes puis Clairvaux, Guy est ensuite transféré au camp de Chateaubriant en Loire Atlantique où étaient détenus d’autres Résistants. Nous savons que Guy Moquet, malgré une discipline sévère, contribua à apporter un peu de joie parmi les internés, en particulier dans la "baraque des jeunes". Il s’éprend d’une jeune communiste également prisonnière, Odette Leclan. Le 20 octobre 1941, Karl Hotzle, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure Nantes, est exécuté. Le ministre de l’Intérieur du gouvernement Pétain, nommé Pierre Pucheu, particulièrement anticommuniste, décide en représailles, la mort de 50 militants de la région nantaise dont 27 à Chateaubriant surtout militants du Parti Communiste et quelques-uns de la Quatrième Internationale,trotskystes. Sur ces 27, 17 ont été choisis par les soins de Pucheu et consorts. Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. Dans les camions qui les conduisent au peloton d’exécution, Guy écrit à Odette son amie du camp, sur un petit bout de papier, regrettant de n’avoir pas eu le baiser qu’elle lui avait promis " Je vais mourir avec mes 26 camarades. Nous sommes courageux. Ce que je regrette est de n’avoir pas eu ce que tu m’as promis. Mille grosses caresses de ton camarade qui t’aime. Guy." Les gendarmes français font du zèle anticommuniste au service des nazis. Aussi, la seule réaction face à leurs bourreaux est celle de Jean-Pierre Timbaud qui crache sur le lieutenant de gendarmerie Touya. En trois groupes, les 27 otages s’appuient aux poteaux, refusent qu’on leur bande les yeux et sont fusillés. Guy Môquet, le plus jeune, est abattu à 16h00. Avant son exécution, il a écrit une lettre à sa famille où il s’adresse en particulier à "son tout petit frère adoré" pour lui donner ses vêtements. Ce jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, sera traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survivra que de quelques jours. 3 Lettre de Guy Moquet à la veille de sa mise à mort par les nazis le 22 octobre 1941 "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage ! Votre Guy qui vous aime Guy Dernières pensées Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !" 4 Message de Brigitte Blang Dans ma salle de classe en Sciences... comme quoi tout est dans tout sont accrochés le portrait d’Anne Frank, la photo des enfants d’Yzieu, la lettre à la jeunesse d’Émile Zola où allez-vous jeunes gens ?, la Déclaration des Droits de l’Homme, des posters contre le racisme et autres babioles du même acabit. Je n’ai jamais connu une seule année scolaire sans que l’un ou l’autre de mes gamins demande " C’est qui, la fille, Madame ? " ou "Les enfants, là , ils sont en colo ? Pourquoi vous avez leur photo ? " Et là , en douce, sans ostentation, sans pathos non plus, sans qu’on y soit OBLIGÉ, l’histoire vient d’elle-même se glisser dans le cours de SVT, mine de rien. Fastoche ? Eh oui... Et Sarkozy n’y est pour rien. Tant mieux d’ailleurs !... Brigitte 5 REACTION DE COMMUNISTES A LA DECISION DE NICOLAS SARKOZY 1 La section du PCF Paris 15ème, comme des milliers de communistes de France, exprime son indignation devant l’opération de récupération de la mémoire de Guy Môquet à laquelle s’est livrée hier M. Sarkozy, jour de son investiture. Elle rappelle que Guy Môquet a été arrêté en octobre 1940 par la police française comme militant communiste. Il était le fils de Prosper Môquet, député communiste déchu de son mandat par les députés qui allaient voter les pleins pouvoirs à Pétain et dont un bon nombre est parvenu à rester aux affaires après 1945. Il a été fusillé par les soldats allemands à l’âge de 17 ans, avec 26 de ses camarades à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Ils avaient été désignés comme otages à exécuter par le ministre de l’intérieur de Vichy Pucheu parce qu’ils étaient communistes. Ils sont morts en criant Vive la France ! ». Militants communistes, nous dénions formellement le droit à M. Sarkozy de s’approprier cette mémoire. Ses orientations politiques, sa conception de l’histoire sont totalement à l’opposé des idéaux patriotiques de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels nos camarades sont tombés. Nous enjoignons nos camarades, les citoyens à exprimer publiquement leur réprobation. Vive le Parti communiste qui fera une France libre, forte et heureuse ! » avaient écrit ses compagnons Pourchasse, Barthélémy et Timbaud avant d’être fusillés avec Guy Môquet dont la dernière pensée fut Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ». 6 Poème Ils sont appuyés contre le ciel Ils sont trente appuyés contre le ciel Avec toute la vie derrière eux Ils sont plein d’étonnement pour leur épaule Qui est un monument d’amour Ils n’ont pas de recommandations à se faire Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus L’un d’eux pense à un petit village Où il allait à l’école Un autre est assis à sa table Et ses amis tiennent ses mains Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent Ils sont bien au-delà de ces hommes Qui les regardent mourir Il y’a entre eux la différence du martyre Parce que le vent est passé là où ils chantent Et leur seul regret est que ceux Qui vont les tuer n’entendent pas Le bruit énorme des paroles Ils sont exacts au rendez-vous Ils sont même en avance sur les autres Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres Et que tout est simple Et que la mort surtout est une chose simple Puisque toute liberté se survit Les fusillés de Châteaubriant de Réné-Guy Cadou Pleine Poitrine 1946
lettre de guy moquet Ă ses parents